Ha goût a rit ?

Beaucoup de noms de famille sont relativement simples à reconnaître lorsqu’il s’agit de noms décrivant les personnes, attribuant des métiers ou des lieux. Mais il est parfois difficile de reconnaître les noms anciens, notamment ceux liés à la guerre (ar brezel) qui point dans le nom Brezelec (attesté sous la forme Breseloc en 870 avec le sens de « guerrier »).
Kad combat se retrouve dans certains noms :
Cadec (Cat-oc qui aime le combat)
Cadiou (Cat-iou de nature belliqueuse)
Cadoret (Catuoret, Cat-uuoret secourable par le combat)
Canevet (Catnemed, cat-nemed sacré par le combat), ...
La présence du mot houarn fer est aussi un bon indicateur. Ainsi dans les noms :
Catouarn (Cathoiarn, cat-hoiarn fer de guerre)
Hascoet (Hoiarnscoeit, hoiarn-scoeit écu de fer)
Lo(u)ssouarn (Loeshoiarn, loes-hoiarn qui rejette/expulse par le fer)
Ehouarn, Nihouarn (Euhoiarn, Eu-hoiarn bon-fer), …
Le mot gour, qui désigne un homme voire un héros (Gouron) est présent dans Gourvil (Gurmil attesté en 870, empruntant le mot miles – soldat – au latin).
Gueguen (Uuicon attesté en 866), Guégant ou Guégan ont le sens de combattant.
Les noms d’animaux ont aussi inspiré bon nombre de patronymes guerriers.
Ainsi arzh ours, dans des noms comme Lars, Arzul, Arz(h)ur l’homme qui se bat comme un ours ou ki chien, à une époque où l’on employait des chiens de guerre dans les combats (Tangi, tan-ki, ardent comme un chien) que l’on retrouve au pluriel dans Conan.
On peut aussi citer le cheval, ar marc’h, dans Guivarc’h ou Guyomarc’h (de uuiu et march digne de posséder un cheval).
Ce ne sont là, bien sûr, que quelques exemples...
Hizivadur ziwezhañ :25 a viz C’hwevrer 2025