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Utilisation du participe passé du verbe bezañ
Le participe passé du verbe bezañ est bet. Il permet d’exprimer un état ou une situation passée. Le participe bet s’utilise avec le verbe dont il provient, donc bezañ. Bon, ce n’est pas très clair. Prenons un exemple :
bras on signifie « je suis grand »
bihan on bet signifie « j’ai été petit »
Les auxiliaires ne correspondent pas d’une langue à l’autre, c’est vrai !
En français, nous avons « être » et « avoir été », et en breton, nous avons « être » et « être été ».
Dans le cas d’une situation passée, assimilée souvent à un déplacement aller-retour effectué, on s’exprime de la même façon. Ainsi dira-t-on Pelec’h out bet ? (Où es-tu allé ?). Cette fois, c’est le participe passé qui change en français. En tout cas, on pourra répondre E kêr on bet (en ville, je suis allé - donc, je n’y suis plus).
La préposition e permet de localiser : e kêr (en ville), e Roazhon (à Rennes), e Bro-Saoz (en Angleterre).
Comme tous les participes passés, celui du verbe être se termine par « -et » ; bet = été/allé/passé.
Bet eo ar faktourez ? N’eo ket, n’eo ket bet c’hoazh. La factrice est-elle passée ? Non, elle n’est pas encore passée.
D’autres verbes, dont il faut trouver les participes passés, se composent avec l’auxiliaire être/bezañ, comme genel (naître) qui donne ganet ; kouezhañ (tomber) qui donne kouezhet ; mervel (mourir) qui donne marvet et chom (rester) qui donne chomet.
Kouezhet eo ar werenn ? Ya, kouezhet eo ha torret eo. Le verre est-il tombé ? Oui, il est tombé et il (s’)est cassé.
Frazennoù da adlavaret
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