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Kentel

Utilisation du participe passé du verbe bezañ

Le participe passé du verbe bezañ est bet. Il permet d’exprimer un état ou une situation passée. Le participe bet s’utilise avec le verbe dont il provient, donc bezañ. Bon, ce n’est pas très clair. Prenons un exemple :
bras on signifie « je suis grand »
bihan on bet signifie « j’ai été petit »

Les auxiliaires ne correspondent pas d’une langue à l’autre, c’est vrai !
En français, nous avons « être » et « avoir été », et en breton, nous avons « être » et « être été ».

Dans le cas d’une situation passée, assimilée souvent à un déplacement aller-retour effectué, on s’exprime de la même façon. Ainsi dira-t-on Pelec’h out bet ? (Où es-tu allé ?). Cette fois, c’est le participe passé qui change en français. En tout cas, on pourra répondre E kêr on bet (en ville, je suis allé - donc, je n’y suis plus).

La préposition e permet de localiser : e kêr (en ville), e Roazhon (à Rennes), e Bro-Saoz (en Angleterre).

Comme tous les participes passés, celui du verbe être se termine par « -et » ; bet = été/allé/passé.

Bet eo ar faktourez ? N’eo ket, n’eo ket bet c’hoazh. La factrice est-elle passée ? Non, elle n’est pas encore passée.

D’autres verbes, dont il faut trouver les participes passés, se composent avec l’auxiliaire être/bezañ, comme genel (naître) qui donne ganet ; kouezhañ (tomber) qui donne kouezhet ; mervel (mourir) qui donne marvet et chom (rester) qui donne chomet.

Kouezhet eo ar werenn ? Ya, kouezhet eo ha torret eo. Le verre est-il tombé ? Oui, il est tombé et il (s’)est cassé.

Frazennoù da adlavaret

Pelec’h out ganet ? Où es-tu né ?
E Breizh on ganet. Je suis né en Bretagne.
Pelec’h eo bet Yann hiziv ? Où Yann est-il allé aujourd’hui ?
E Karaez eo bet. Il est allé à Carhaix.
Piv zo bet e Londrez ? Qui est allé à Londres ?
Ni zo bet e Londrez. Nous nous sommes allés à Londres.
N’oc’h ket bet e Dulenn ? Vous n’êtes pas allé à Dublin ?
Nann, n’omp ket bet eno. Non, nous n’y sommes pas allé.
Erruet int e Pariz ? Sont-ils arrivés à Paris ?
N’int ket c’hoazh. Non, pas encore.
Piv zo chomet e Breizh ? Qui est resté en Bretagne ?
Me zo chomet e Breizh. Moi,je suis resté en Bretagne.
Bet out klañv ? Tu as été malade ?
N’on ket, n’on ket bet klañv. Non, je n’ai pas été malade.

Poelladennoù

Poelladenn 1

Dans cet exercice, vous devez trouver si ces mots sont masculins ou féminins et les mettre dans les cases correspondantes.
Attention, il y a un piège !

Poelladenn 2

Piv, pelec’h, penaos...?

Evit mont pelloc’h

Un poème de Pêr Denez mis en musique et chanté par Alan Stivell sur l’album Trema’n inis paru en 1976.

https://lyricstranslate.com/fr/negr...

Negro song

Me zo Breizhad.
Me zo bet sklav.
Galeour ez on bet e bagoù ar Roue Loeiz.
Toullet em eus hentoù, douget va samm a vein,
Savet em eus, en o c’herbenn, o falezioù.

Me zo bet soudard.
Va obidoù em eus kanet e lannegi Plañwour
Breinet em eus en erc’hegi Rusia,
Breinet em eus e rizegi Hanoï;
Tufet va gwad e fozioù pri Verdun.
Lazhet ’m eus ar re Zu
Ha distrujet an doueed a azeulent.

Me zo bet mevel.
Mousc’hoarzh ar re faezhet em eus bet o servij
Desket em eus d’an dud komz evel va mistri.
Ruzet em eus va zreid war bavezioù Pariz.

Ha graet em eus dezho c’hoarzhiñ
Rak me zo bet farouell.
Me zo bet merzher.

Ha goût a rit ?

La préposition e (en, dans, à) s’utilise plus couramment dans la langue écrite bien qu’elle ait les faveurs des nordistes et scolaires. Elle devient en lorsque le mot suivant commence par une voyelle : en Iwerzhon (en Irlande). Ailleurs, et plus dans la langue parlée, on lui préfère e-barzh qui est réduite à ba’. Donc e Kemper (langue écrite et soutenue) et ba’ Kemper sont équivalentes. Pour autant, quand il ne s’agit pas de localiser, on gardera, par exemple e brezhoneg (en breton), en noz-mañ (cette nuit).

Geriaoueg

Voici les nouveaux mots que vous avez appris lors de cette leçon.

VerboùVerbes
genel, ganet naître, né
kouezhañ, kouezhet tomber, tombé
mervel, marvet mourir, mort
chom, chomet rester, resté