Ha goût a rit ?

Quelques mots évoquant les exploitations agricoles que vous trouverez dans de nombreux noms de lieux lors de vos balades...
Dalc’h, « tenure », mode de concession d’une terre, selon lequel une personne n’en possède que la jouissance, à titre précaire. Ainsi avec Pen-an-delc’h (Cast, 29, noté Penandelech en 1572).
Feurm, « ferme », que l’on retrouve au pluriel dans Fermou (Scaër, 29, déjà noté ainsi en 1779).
Kêr, à l’origine « lieu clos, agglomération enclose », puis avec le temps sous l’effet d’un contexte économique favorable et d’une paix relative (fin des attaques normandes), il prend le sens de « lieu habité et cultivé ». Il connaît un développement fulgurant à partir du XIe siècle et on en compte près de 18000 dont la moitié en Finistère. On le trouve dans les nombreux Guernevez ou Guerveur..., Guernevez (Coray, 29), Quelarnou (Bourg-blanc, 29, noté Kerarnou en 1664). Kernoalet, Kericun (Plogonnec, 29), etc.
Komanant, « convenant » ou « domaine congéable », type de contrat entre un propriétaire terrien et un exploitant agricole, très fréquent en Basse-Bretagne, surtout en Cornouaille et au Trégor.
Ainsi, Kergomenan (Crédin, 56), Convenant Morvan (Plouaret, 22), Convenant Faouët, Convenant Daniel (Plounerin, 22), Convenant Le Goff (Lanvellec, 22), etc.
Leur, « aire, sol » et « cour de ferme », Leurioù (Laz, 29), Leurbiriou (Plogonnec, 29).
Merouri ou Mereri, « métairie », ar verouri nevez (Plomelin, 29), Véroury (Crozon, Douarnenez, 29), etc.
Plas, « place, endroit » a localement le sens de exploitation agricole. Plaç-al-lochou (Locronan, 29), Place-ar-veil (Pleuven, 29), Place-Péron (Pédernec, 22). Les Vannetais préfèrent utiliser tachenn « terrain, emplacement » au sens propre.
Hizivadur ziwezhañ :7 a viz Gouere 2025