Ha goût a rit ? - Le saviez-vous ?

Du -ff au

Comme la plupart des langues d’Europe occidentale, le breton a d’abord été retranscrit avec l’alphabet latin.
Mais, à l’instar du français, certains phonèmes n’y ont pas trouvé les lettres qui leur convenaient.
Les auteurs du Moyen-Âge ont donc eu recours à des digrammes ou des trigrammes pour pouvoir transcrire certains de ces sons. Ils introduisent par exemple le digramme «-ff» pour marquer la nasalisation.
Ainsi, le nom de famille Henaff, prononcé [(h)enã] (l’Aîné) s’écrirait aujourd’hui Henañ.
Au cours du XVIIIe siècle, ce «-ff» est remplacé par «-n» puis est représenté, dans la première moitié du XXe siècle, par le «-ñ».

Le Catholicon de Jehan Lagadeuc, le premier dictionnaire Breton-Latin-Français

Voici un extrait du Catholicon de 1464 où l’on voit que henañ est écrit avec les deux «f» finaux.
Avec une écriture plus compréhensible, voici ce qui est écrit :

HENAFF, g. aisne, le premier ne, l. primogenitus

Hizivadur ziwezhañ :23 a viz Mae 2025