Saludiñ
Il n’y a pas réellement de traduction de « bonjour » en breton. De manière générale, les Bretons se saluent selon le contexte avant d’engager la conversation. D’où de nombreuses façons de se saluer. Choisissez les vôtres.
1- Demander à quelqu’un comment ça va
Penaos ’mañ kont ? Comment ça va ?
Penaos ’mañ kont ganit / ganeoc’h ? Comment vas-tu / allez-vous ?
Ce à quoi l’on peut répondre :
Mat-tre ha ganit ? Parfaitement bien et toi ?
Derc’hel da vont... On fait aller...
N’eus ket da glemm. Y’ a pas à se plaindre.
2- Dire « ça va »
Mat an traoù? Ça va ?
Mat ar jeu ? Ça gaze ?
Startijenn zo ? Ça gaze ?
C’hoari a ra ? Ça roule ?
Mont a ra ? Ça va ?
Mont a ra mat ? Ça va bien ?
Mont a ra mat ganit ? Tu vas bien ?
Mont a ra mat ganeoc’h ? Vous allez bien ?
3- On peut aussi utiliser un mot venu directement du français pour saluer :
Salud dit/deoc’h Salut à toi/à vous
4- Dire bonjour
Demat Bonjour
Terme ancien qui a été remis au goût du jour mais qu’il vaut mieux utiliser comme une marque prononcée de respect. À employer, mais avec parcimonie, avec le maire, le curé ou le directeur...
Il est formé de « deiz » (jour) et « mat » (bon).
Entraînez-vous avec la vidéo !
Kimiadiñ
Il y a plusieurs possibilités pour se quitter.
| Kenavo ! | Au revoir ! |
|---|---|
| Kenavo deoc’h ! | Au revoir à vous ! |
| Kenavo ar c’hentañ ! | À la prochaine! |
| Kenavo ar wezh all ! | À la prochaine ! |
| Ken arc’hoazh ! | À demain ! |
| A-benn arc’hoazh ! | À demain ! |
| Ken ar c’hentañ ! | À la prochaine ! |
Entraînez-vous avec la vidéo !
Trugarekaat - Remercier
La façon la plus courante :
Mersi - Merci
Mersi bras - Merci beaucoup
Mersi dit - Merci à toi
Mersi deoc’h - Merci à vous
Deux autres façons existent, de plus en plus employées :
Trugarez - Merci beaucoup
Trugarez vras - Merci beaucoup beaucoup
Pe anv out ? - Quel est ton nom ?
Il y a, là aussi, plusieurs possibilités :
Peseurt anv ’teus ? Quel nom as-tu ?
Peseurt anv ’peus ? Quel nom avez-vous ?
Pe anv out ? Quel est ton nom ?
Pe anv oc’h ? Quel est votre nom ?
Poelladennoù - exercices
Poelladenn 1
Trouvez la réponse qui correspond à la question en fonction des indices donnés en haut à droite (cliquez sur "i")
Poelladenn 2
Renseignez les mots manquants dans les cases. Attention à l’orthographe, c’est un algorithme qui vous corrige !
Evit mont pelloc’h - Pour aller plus loin
Mais ce n’est pas tout. Il y a encore mille et une façon de saluer, l’essentiel étant de s’adresser la parole :
N’eo ket tomm. Fait pas chaud.
Echu an devezh ? La journée est finie ?
Kousket ’peus mat ? Bien dormi ?
D’ar c’hentañ gwech…
Ha goût a rit ? - Le saviez-vous ?
Du -ff au -ñ
Comme la plupart des langues d’Europe occidentale, le breton a d’abord été retranscrit avec l’alphabet latin.
Mais, à l’instar du français, certains phonèmes n’y ont pas trouvé les lettres qui leur convenaient.
Les auteurs du Moyen-Âge ont donc eu recours à des digrammes ou des trigrammes pour pouvoir transcrire certains de ces sons. Ils introduisent par exemple le digramme «-ff» pour marquer la nasalisation.
Ainsi, le nom de famille Henaff, prononcé [(h)enã] (l’Aîné) s’écrirait aujourd’hui Henañ.
Au cours du XVIIIe siècle, ce «-ff» est remplacé par «-n» puis est représenté, dans la première moitié du XXe siècle, par le «-ñ».
Voici un extrait du Catholicon de 1464 où l’on voit que henañ est écrit avec les deux «f» finaux.
Avec une écriture plus compréhensible, voici ce qui est écrit :
HENAFF, g. aisne, le premier ne, l. primogenitus
