Ha goût a rit ?

En breton parlé oral, ebet est très souvent réduit à ‘bet.
Les /t/ de -et (marque du participe passé), ket et ebet sont rarement prononcés devant les consonnes. Ceci rend le phrasé plus fluide. En finale absolue, ils sont sonores.

N’em eus ket komprenet mann ebet. /’m eus ke’ komprene’ mann ‘bet/ Je n’ai rien compris.
Den ebet ken /den ‘be’ ken/ Plus personne

Les noms indénombrables, souvent des noms de matières indivisibles, sont quantifiés avec banne pour les liquides et assimilés, et tamm pour les solides et assimilés.

Banne sistr ebet ken en ti - Plus une goutte de cidre dans la maison.
Graet en deus ur banne avel. - Il a fait un peu de vent.
Skuilhet em eus ur banne laezh. - J’ai versé un peu, une goutte de lait.
Tamm plijadur ebet - Aucun plaisir, aucune « ambiance ».
Torret he deus un tamm koad. - Elle a cassé un peu/un bout de bois.
N’ec’h eus ket debret tamm bara ebet. - Tu n’as pas mangé le moindre morceau de pain.

Ainsi ur banne sistr veut dire un coup de cidre alors que ur sistr s’emploiera pour dire une sorte, une qualité de cidre.
Ur sistr saourus - Un cidre savoureux.

Localement, on utilise mui plutôt que ken. Mui suit directement le verbe négatif. Affaire d’habitude.
N’em eus ket mui karr-tan ebet = n’em eus ket karr-tan ebet ken.

« Rien » se traduira par netra ou mann, et aussi par netra ebet ou mann ebet (rien du tout). Encore, affaire d’habitude. « Personne » sera rendu par den ebet.


On peut même trouver des sacs ou des vêtements sur lesquels est inscrit mann ebet, comme ci-dessus. C’est ce que propose la marque Tro Breizh.

Hizivadur ziwezhañ :25 a viz C’hwevrer 2025