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Kentel

Le verbe négatif conjugué, nous le savons, est précédé de la particule verbale ne et est suivi de ket :

N’o deus ket debret netra. Ils n’ont rien mangé.
N’int ket bet er-maez hiziv. Ils ne sont pas allés dehors aujourd’hui.

Imaginons la question suivante : Un urzhiataer ho peus ? Avez-vous un ordinateur ?
Dans le cas d’une réponse négative, nous dirons : N’em eus ket, n’em eus ket urzhiataer ebet. Non, je n’ai pas d’ordinateur.

La question portait sur un objet au singulier, car considéré comme unique. Nous avons utilisé le mot négatif ebet qui suit toujours le nom qu’il quantifie. Ce dernier doit être dénombrable, au singulier et ne sera jamais précédé d’un article.

Prenons maintenant la question Yer ho peus ? Avez-vous des poules ?
La question interroge sur un mot pluriel, sans doute parce que les poules se conçoivent traditionnellement et, au premier abord, plutôt en groupes, comme ar vugale les enfants, al lapoused les oiseaux, ar brankoù les branches, an avaloù les pommes, etc. C’est la même chose pour les mots de sens collectif comme merien fourmis, per poires, koumoul nuages, krampouezh crêpes, etc.

Dans le cas d’une réponse négative, nous aurons :

N’em eus ket, n’em eus ket yer. Non, je n’ai pas de poules.
N’em eus ket yer ken. Je n’ai plus de poules.
Bet em eus yer met n’em eus ket ken. J’ai eu des poules mais je n’en ai plus.

Dans le cas d’un nom indénombrable, il en est de même. Ainsi, nous dirons :

Gwin ho peus prenet ? Avez-vous acheté du vin ?
N’hon eus ket, n’hon eus ket prenet gwin. Non, nous n’avons pas acheté de vin.

Adlavaret

N’ho peus ket klevet ki ebet ? Vous n’avez entendu aucun chien ?
N’ho peus ket bet kazh ebet ? Vous n’avez eu aucun chat ?
N’o deus ket bugale. Ils n’ont pas d’enfants.
N’he deus ket prenet bara. Elle n’a pas acheté de pain.
N’em eus ket evet banne kafe ebet. Je n’ai bu aucun café.
Ur c’harrdi am eus met n’em eus ket karr-tan ebet. J’ai un garage mais je n’ai aucune voiture.
Ur gegin am eus met n’em eus ket kador ebet. J’ai une cuisine mais je n’ai aucune chaise.
N’ho peus ket kadorioù ? Nann, n’em eus ket kadorioù. Vous n’avez pas de chaises? Non, je n’ai pas de chaises.
Un daol ho peus ? Siwazh, n’em eus ket taol ebet. Vous avez une table? Hélas, je n’ai aucune table.
Un daol am eus bet met n’em eus ket taol ebet ken. J’ai eu une table mais je n’ai plus de table.

Poelladennoù

Poelladenn 1

Répondre négativement aux questions en utilisant ebet, ou pas, suivant le contexte.

Ur c’hi en deus ? N’en deus ket, n’en deus ket ki ebet.
N’he deus ket lapined ? Nann, n’he deus ket lapined.
Bara fresk ho peus ? N’hon eus ket, n’hon eus ket bara fresk.

Poelladenn 2

Evit mont pelloc’h

On utilise donc ebet après un nom. Mais peut-on l’utiliser après un adjectif ? Et bien oui, à condition que celui-ci soit précédé de tamm : n’eo ket tamm ker ebet. Ce n’est pas cher du tout. Comparons n’eo ket mat. Ce n’est pas bon. à n’eo ket tamm mat ebet. Ce n’est pas bon du tout. Voilà, c’est le petit plus qui fait la différence.

Ha goût a rit ?

En breton parlé oral, ebet est très souvent réduit à ‘bet.
Les /t/ de -et (marque du participe passé), ket et ebet sont rarement prononcés devant les consonnes. Ceci rend le phrasé plus fluide. En finale absolue, ils sont sonores.

N’em eus ket komprenet mann ebet. /’m eus ke’ komprene’ mann ‘bet/ Je n’ai rien compris.
Den ebet ken /den ‘be’ ken/ Plus personne

Les noms indénombrables, souvent des noms de matières indivisibles, sont quantifiés avec banne pour les liquides et assimilés, et tamm pour les solides et assimilés.

Banne sistr ebet ken en ti - Plus une goutte de cidre dans la maison.
Graet en deus ur banne avel. - Il a fait un peu de vent.
Skuilhet em eus ur banne laezh. - J’ai versé un peu, une goutte de lait.
Tamm plijadur ebet - Aucun plaisir, aucune « ambiance ».
Torret he deus un tamm koad. - Elle a cassé un peu/un bout de bois.
N’ec’h eus ket debret tamm bara ebet. - Tu n’as pas mangé le moindre morceau de pain.

Ainsi ur banne sistr veut dire un coup de cidre alors que ur sistr s’emploiera pour dire une sorte, une qualité de cidre.
Ur sistr saourus - Un cidre savoureux.

Localement, on utilise mui plutôt que ken. Mui suit directement le verbe négatif. Affaire d’habitude.
N’em eus ket mui karr-tan ebet = n’em eus ket karr-tan ebet ken.

« Rien » se traduira par netra ou mann, et aussi par netra ebet ou mann ebet (rien du tout). Encore, affaire d’habitude. « Personne » sera rendu par den ebet.


On peut même trouver des sacs ou des vêtements sur lesquels est inscrit mann ebet, comme ci-dessus. C’est ce que propose la marque Tro Breizh.

Geriaoueg

Voici les nouveaux mots que vous avez appris lors de cette leçon.

aval (pl. avaloù) pomme
boned (pl. bonedoù) bonnet
brank (pl. brankoù) branche
bugel (pl. bugale) enfant
butun tabac
gwin vin
kador° (pl. kadorioù) chaise
kafe café
kanaouenn° (pl. kanaouennoù) chanson
karrdi (pl. karrdioù) garage
lapous (pl. lapoused) oiseau
muzik musique
pellgomzer (pl. pellgomzerioù) téléphone
taol° (pl. taolioù) table
te thé
urzhiataer (pl. urzhiataeroù) ordinateur
yar° (pl. yer) poule
er-maez dehors
netra rien