Kentel

Il est temps d’aborder les choses sérieuses. Sans fausse modestie aucune, le verbe être, bezañ en breton, a bien des aspects que l’on chercherait en vain en français. Nous connaissons déjà les usages de EO et de ZO.
Skuizh eo Yann. versus Yann zo skuizh..
Bien que l’on puisse demander piv zo en ti-kêr ? Qui est à la mairie et répondre Yann zo en ti-kêr. Yann est à la mairie, il existe un autre aspect que nous nommons le locatif, ou forme de situation.
Ça veut dire quoi ? On va essayer de comprendre cela. Quand vous dites que Yann est en ville en français, vous pensez, en réalité, Yann se trouve en ville. Il se trouve à un endroit donc. Ce n’est pas qu’il est joyeux ou fatigué, c’est qu’il se trouve quelque part, un lieu c’est tout.
Ainsi la langue bretonne à une conjugaison particulière du verbe être au présent de maintenant pour exprimer une situation dans l’espace.
On y est.
D’où les questions ; c’est où Ouagadougou ? Où sont les femmes ? Où est Yann ? Où sont-ils (-elles) ?
Pelec’h emañ Ouagadougou ?
Pelec’h emañ ar merc’hed ?
Pelec’h emañ Yann ?
Pelec’h emaint ?
On remarquera que le sujet suit toujours emañ et qu’il existe une forme plurielle emaint. Pour ce qui est de l’accord, rien ne change, le verbe ne prenant pas le pluriel quand il est accompagné d’un sujet externe.
On exprimera le négatif comme d’habitude en encadrant la forme du verbe de ne et ket.
Il est important de signaler que les formes de situation ne s’utilisent pas en breton standard avec un participe passé
Adlavaret
Hizivadur ziwezhañ :8 a viz Gouere 2025
