DISTAGADUR : petit précis de prononciation
Règle 1 : la place de l’accent tonique
L’accent tonique dans un mot de plusieurs syllabes se porte sur l’avant-dernière (pénultième) d’entre elles dans une majeure partie de la Basse-Bretagne. C’est donc ici le modèle de référence. Dans un mot d’une seule syllabe, l’accent tonique se trouve nécessairement sur celle-ci. Chaque mot a donc sa propre accentuation qui ne varie pas, sauf s’il y a extension du mot par préfixe ou suffixe.
| lab | lab | ||||||
| lab | our | labour | ad lab our -> adlabour | ||||
| lab | our | at | labourat | ||||
| lab | our | ad | eg | labouradeg | (mot de plus de trois syllabes) | ||
| lab | our | ad | eg | où | labouradegoù | (mot de plus de trois syllabes) |
C’est donc bien un accent qui va se déplacer en fonction de l’extention que l’on donne au mot, afin de rester sur l’avant-dernière syllabe de celui-ci.
Dans les mots de plus de trois syllabes, un accent de balance peut venir sur la première syllabe du mot. Il ne sera généralement pas aussi lourd que l’accent principal : labouradegoù.
Fichier : Accent tonique en breton map-fr.svg - Wikipédia
Pour la petite histoire : entre le IX° s. et le XII° s. l’accent tonique qui était sur la dernière syllabe des mots va remonter sur l’avant dernière, laissant ainsi le vannetais au sud-est avec une accentuation sur la dernière et une bande intermédiaire où l’accent est variable et souvent sur la première. Il y a donc trois zones d’accentuation differentes ; la plus importante étant la zone nord-ouest.
La voyelle dans la syllabe accentuée des mots suivants est à accentuer fortement et longuement :
| fri | kan | brezhoneger | ||||
| ti | kaner | brezhonegerez | ||||
| bro | paner | fuloriñ | ||||
| ali | paneroù | higenn | ||||
| aval | paneradoù | biroù | ||||
| avaloù | kegin | glazañ | ||||
| bugale | keginer | glazadur | ||||
| podadoù | digoret | dourenn | ||||
| skrivañ | prenañ | genoù | … |
Par ailleurs, des monosyllabiques ; mots grammaticaux, articles ou prépositions, ne sont jamais accentués. On les rencontrera au fur et à mesure ainsi qu’une quantité non négligeable de mots qui sont accentués sur la dernière syllabe :
Abred. Abardaez. Ac’hann. Afo. Amann. Antronoz. Avat. Bennak. Bepred. Bewezh. Biskoazh. Bremaik. Dalc’hmat. Davit. Davet. Demat. Diabarzh. Diavaez. Dija. Digant. Dirak. Diwar. Dilun. Dimeurzh. Diriaou. Disul. Dindan. Diouzhtu. Dirak. Eme. Ebet. Emichañs. Eta. Etre. Evel. Evelkent. Evit. Erfin. Fallakr. Fenoz. Ganin. Ganit. Ganeomp. Ganeoc’h. Gwezhall. Gwinêgr. Hanternoz. Hepken. Itron. Katekiz. Kenavo. Kornôg. Kreistez. Moarvat. Neblec’h. Nebreizh. Nemet. Neptu. Netra. Ouzhpenn. Paneve. Pantekost. Peadra. Pegeit. Pegoulz. Pelec’h. Pemoc’h. Penaos. Peogwir. Perak. Raktal. Trawalc’h. Warc’hoazh. Zoken…
Règle 2 : longueur de la voyelle dans la syllabe accentuée
La syllabe accentuée d’un mot est le plus souvent l’avant dernière. Sa longueur ne varie pas. C’est la voyelle de cette même syllabe qui peut être longue ou courte, en fonction de ce qui la suit. Dans une syllabe non accentuée, il ne peut y avoir de longueur de la voyelle.
Voyons donc quels sont les conditions d’une voyelle longue ou courte dans la syllabe accentuée. Pour cela il faut avoir connaissance des consonnes, corrélatives ou pas. Les consonnes sonores/douces (voisées) sont courtes, elles sont donc précédées d’une voyelle longue. A l’inverse, les consonnes sourdes/dures (non voisées) sont longues et seront précédées d’une voyelle courte.
Les consonnes sonores/douces et L, N, R sont courtes et sont précédées d’une voyelle longue.
MAGAÑ, MABOÙ, AN TADOÙ, TIZHAÑ, RUZAL, BREZEL, NIJAL, UN AVAL, AVALOÙ, *MEVEL, *SEVEL, AR MEL, AN TAN, BREZHONEK, KURUN.
| MAGAÑ | BREZEL | *SEVEL | |||
| MABOÙ | NIJAL | AR MEL | |||
| AN TADOÙ | UN AVAL | AN TAN | |||
| TIZHAÑ | AVALOÙ | BREZHONEK | |||
| RUZAL | *MEVEL | KURUN |
Les consonnes sourdes/dures et H, M, *W sont longues et sont précédées d’une voyelle courte.
KLOUK, POKOÙ, CHUPENN, POTAILH, DAÑSAL, KASET, ECHU, TACHOÙ, POUFAL, KAFE, BEC’H, DIROC’HAL, EHAN, FRIM, KEMENT, *MEWEL, *SEWEL.
| KLOUK | ECHU | EHAN | |||
| POKOÙ | TACHOÙ | FRIM | |||
| CHUPENN | POUFAL | KEMENT | |||
| POTAILH | KAFE | *MEWEL | |||
| DAÑSAL | BEC’H | *SEWEL | |||
| KASET | DIROC’HAL | ... |
*Hélas, dans un bon nombre d’adjectifs se terminant par une consonne dure par convention (regrettable) d’écriture, on aura pourtant une voyelle longue. Mat s’est longtemps écrit mad (Traoù Mad, Bloavezh mad) :
BRAS, BLOT, DROUK, LOUS, MAT, RET, MUT, C’HWE, GLAS, BOAS, ...
| BRAS | DROUK | MAT | MUT | GLAS | |||||
| BLOT | LOUS | RET | C’HWEK | BOAS |
Il n’y a donc aucune différence de longueur entre BOAZ, GLAZ noms et BOAS, GLAS adjectifs.
On a bien compris que c’est la consonne qui suit la voyelle dans la syllabe accentuée qui conditionne la longueur de cette voyelle. Mais d’autres combinaisons se présentent :
Quand la voyelle accentuée est suivie d’une consonne double ou plusieurs consonnes, elle est courte.
KARGAÑ, TORRET, PONT, POULTR, PELL, MARV, SUKR, PEBR, SKOILH, MESTR, ARME, MORZHOL, GWALC’HIÑ, KORN, KANNAÑ, MAMMOÙ, TOURC’H, MELL, KRANK, DENT, MISTRI*, PEMP, PAOTR, PESK, MERGLAÑ, RANNVRO, SKRIVAGNER, TRUILHOÙ, ...
| KARGAÑ | PEBR | KANNAÑ | PEMP. | |||||
| TORRET | SKOILH | MAMMOÙ | PAOTR. | |||||
| PONT | MESTR | TOURC’H | PESK | |||||
| POULTR | ARME | MELL | MERGLAÑ | |||||
| PELL | MORZHOL | KRANK | RANNVRO | |||||
| MARV | GWALC’HIÑ | DENT | SKRIVAGNER | |||||
| SUKR | KORN | MISTRI* | TRUILHOÙ. | ... |
*Ce principe ne s’applique pas à RR dans les mots d’une seule syllabe :
Voyelle accentuée longue: BERR. KARR. KORR. BARR. TORR. SKOURR…
Voyelle accentuée courte dans des mots plus longs: DIVERRAÑ. KARRER. KORRIG. TORRET. SKOURRAÑ....
Quand la voyelle accentuée est suivie d’une semi-voyelle, on a une diphtongue. Elle est courte.
BLEV (*BLEW), BLEVEK (*BLEWEK), DIV (*DIW), PIV (*PIW), BRAV (*BRAW), GLAV (*GLAW), GWEVN (*GWEWN), GAVR (*GAWR), KLAÑV, MEZV, HEOL, GLAOU, DAOU, KEIN, PLEIBEN, NAONED, NAONIET
| BLEV (*BLEW) | GWEVN (*GWEWN) | DAOU | |||
| BLEVEK (*BLEWEK) | GAVR (*GAWR) | KEIN | |||
| DIV (*DIW) | KLAÑV | PLEIBEN | |||
| PIV (*PIW) | MEZV | NAONED | |||
| BRAV (*BRAW) | HEOL | NAONIET | |||
| GLAV (*GLAW) | GLAOU | ... |
Quand la voyelle accentuée est suivie d’un consonne puis d’une semi-voyelle et d’une voyelle, elle est courte.
KADORIOÙ. PAPERIOÙ. KIZHIER. KANERIEN. SKWERIAÑ, LABOURIOÙ, KENTELIOÙ, MORIOÙ. KIRIEK. POANIUS. BREZHONEGERIEN…
| KADORIOÙ | SKWERIAÑ | KIRIEK | |||
| PAPERIOÙ | LABOURIOÙ | POANIUS | |||
| KIZHIER | KENTELIOÙ | BREZHONEGERIEN | |||
| KANERIEN | MORIOÙ | … |
Quand la voyelle accentuée est suivie d’une autre voyelle, la première accentuée est généralement plutôt courte.
UN DOUE. AR ROUE. UL LEUE. MOUCHOUER. LOUARN. UN AIG. TIER. DUET...
| UN DOUE | MOUCHOUER | TIER | |||
| AR ROUE | LOUARN | DUET | |||
| UL LEUE | UN AIG | ... |
La voyelle accentuée terminale est longue
KI. TI. TE. FRI. DU…
| KI | TE | DU | |||
| TI | FRI | … |
Ce principe ne vaut pas pour les pronoms : me, te, hi, eñ, ni, c’hwi.
Règle 3 : la consonne finale
A la fin d’un mot, s’il n’est suivi d’aucun autre mot ou s’il y a une pause dans le discours, la consonne finale sera toujours prononcée non-voisée/sourde (dure), peu importe l’écriture. Les consonnes L (L), M (M), N (N), R (R) seront prononcées telles quelles.
Tout ceci ne concerne pas la place de l’accent tonique et n’a aucun impact sur la longueur de la voyelle dans la syllabe finale accentuée concernée. Ainsi on entendra le même son final dans ur vag-k (un bateau) avec un /a/ long que dans ur stok-k (un contact) avec un /o/ court.
En finale absolue les consonnes sourdes seront prononcées sourdes. Le caractère C’H est alors un son fort et guturral.
POK. HIK. TAP. AN TRIP. KOUSKET. UN TRET. BRAS. UR FLECH. UN TECH. AR STALAF. UR C’HOEF. MERC’H. UR PLAC’H. TOUSMAC’H. KLOC’H…
| POK | UN TRET | UR C’HOEF | ||||
| HIK | BRAS | MERC’H | ||||
| TAP | UR FLECH | UR PLAC’H | ||||
| AN TRIP | UN TECH | TOUSMAC’H | ||||
| KOUSKET | AR STALAF | KLOC’H | … |
En finale absolue les consonnes sonores seront prononcées sourdes.
AR BREZHONEG. YANNIG. AR MAB. AR BRETONEZED. AN OAD. AR CHAKOD. MESTREZ. AR FRITEZ. UR FEST-NOZ. BREIZH. MEZH. BEAJ. UN EMGAV...
| AR BREZHONEG | AR CHAKOD | MEZH | |||
| YANNIG | MESTREZ | BEAJ | |||
| AR MAB | AR FRITEZ | UN EMGAV | |||
| AR BRETONEZED | UR FEST-NOZ | ||||
| AN OAD | BREIZH | ... |
Beaucoup de Z, dans les mots ou la fin des mots ne se prononcent plus depuis plusieurs siècles, sauf en léonais. Dans ce cas, on n’entend rien, à part en breton du Léon, où on aura /ss/.
BLOAZ. BEMDEZ. KRIZ. AR GARANTEZ. RUZ. KREISTEIZ. KLEIZ. NEVEZ...
| BLOAZ | KRIZ | RUZ | KLEIZ | |||||
| BEMDEZ | AR GARANTEZ | KREISTEIZ | NEVEZ | ... |
Le cas du V est complexe, car il n’est souvent qu’une semi-voyelle [w] qui ne peut durcir.
BRAV. AL LIV. TEV. UN EMGLEV. AR GLAV. PIV. AR RIV. WAR-SAV ! AR REV. KREÑV...
| BRAV | TEV | AR GLAV | AR RIV | AR REV | ||||||
| AL LIV | UN EMGLEV | PIV | WAR-SAV ! | KREÑV | ... |
Dans d’autres cas, il peut se comporter comme une vraie consonne [v]. Alors la règle s’applique et on entend et fait entendre /f/ en finale absolue.
TAV ! EV ! SAV ! UR STRIV. UR GALV. UN EMGAV…
| TAV ! | SAV ! | UR GALV | ||||
| EV ! | UR STRIV. | UN EMGAV | … |
Règle 4 : Les liaisons
En breton, les mots sont très liés entre eux par un système efficace de liaisons. Ainsi devant toutes les voyelles, devant les consonnes sonores (voisées-douces), devant l, m, n, r ainsi que devant les semi-consonnes w et y, on n’entend que les consonnes sonores en jonction, c’est-à-dire G -B - D - Z - J - V et ceci peu importe l’écriture.
Liaisons en /g/
Ur vag-g eo c’est un bateau ; klok-g eo c’est complet ; un tok-g melen un chapeau jaune ; dek-g aval dix pommes ; pemzek-g den quinze personnes ; Beg-g an Dorchenn la Pointe de la Torche
| Ur vag-g eo c’est un bateau | dek-g aval dix pommes | ||
| klok-g eo c’est complet | pemzek-g den quinze personnes | ||
| un tok-g melen un chapeau jaune | Beg-g an Dorchenn la Pointe de la Torche |
Liaisons en /b/
Prop-b eo c’est / il /elle est correct (e) ; ma mab-b eo c’est mon fils ; pemp-b eur eo il est cinq heures ; ur lip-b-revr un lèche-cul ; ul lip-b-e-bav un gourmand ; un eskob-b moal un évêque chauve ; hep-b ar c’harr sans la voiture ; bleup-b eo c’est un imbécile ; da bep-b lec’h toutes directions ; bep-b un amzer de temps en temps ; bep-b Yaou chaque jeudi.
Liaisons en /d/
An tad-d eo c’est le père ; sot-d out tu es bête ; deuit-d amañ venez ici ; anat-d eo c’est évident ; mat-d int ils sont bons/biens ; mat-d a-walc’h assez bien ; pet-d eur eo ? quelle heure est-il ? e-pad-d ur bloavezh pendant une année ; n’eo ket-d amañ ce n’est pas ici ; aet-d omp on y va ; Sant-d -Ivi Saint-Ivi ; Kalet-d int ils sont durs.
Liaisons en /z/
| Bras-z int ils sont grands | e-kreiz-z an noz en pleine nuit | |||
| deus-z amañ viens ici | piv zo kozh-z amañ ?qui est vieux ici ? | |||
| dañjerus-z eo c’est dangereux | iskis-z int ils sont étranges | ... |
Liaisons en /j/
Fourmaj-j eo c’est du fromage ; staj-j Mervent le stage de Mervent ; an estaj-j unan l’étage 1 ; chañch-j ar bed changer le monde ; ur mañch-j verr une manche courte ; Fañch-j Ar Gall ; Fañch-j Morvan ; fich-j alese bouge de là.
Liaisons en /v/
Ur sklav-v on amañ je suis un esclave ici ; korf-v an den le corps de l’homme ; ur prof-v brav un beau cadeau ; abaf-v eo ar paotr le gars est timide ; draf-v ar jardin le portillon du jardin ; ur stouv-v lej un bouchon en liège.
Ces cas de figures sont moins nombreux du fait que le -v final se prononce souvent [w] ou [o].
Liaisons en C’H
(voisé-doux ; comme le /h/ aspiré en français) :
Ur plac’h-h eo c’est une fille ; menec’h-h ruz des moines capucins ; ar moc’h-h bihan les petits cochons...
| Ur plac’h-h eo c’est une fille | |||
| menec’h-h ruz des moines capucins | |||
| ar moc’h-h bihan les petits cochons | ... |
Des cas particuliers
Il existe de rares exceptions, avec des mots qui se terminent par -kt, -sp, -st, -sk :
Trist-t eo il (elle) est triste ; e-mesk-k an dud parmi les gens ; un akt-t a werzh un acte de vente.
| Trist-t eo il (elle) est triste | |||
| e-mesk-k an dud parmi les gens | |||
| un akt-t a werzh un acte de vente | ... |
Le cas du H
Un bon nombre de mots commencent par un vrai H audible. Il empêche la liaison.
Bazh-s houarn barre de fer ; koad-t haleg du bois de saule ; penaos-s herzel ? comment résister? ; un devezh-s hañv une journée d’été ; ur veaj-ch hir un long voyage ; pesked-t honnezh le poisson de celle-là ; mab-p hennezh le fils de celui-là.
C’H en initiale
D’autres plus rares commencent par C’H qui empêche aussi la liaison :
Ur pred-t c’hwek un repas délicieux ; ur sac’had-t c’hoarielloù un sac de jouets.
Pour les rares H muets, c’est la voyelle qui suit le H qui compte :
Perak-g hon arc’hant ? pourquoi notre argent ?
| Ur pred-t c’hwek un repas délicieux | |
| ur sac’had-t c’hoarielloù un sac de jouets |
Pour les rares H muets, c’est la voyelle qui suit le H qui compte :
| Perak-g hon arc’hant ? pourquoi notre argent ? |
Le mot HA (et) contient un H fantôme qui s’écrit, ne s’entend pas mais empêche également les liaisons.
Noz-s ha deiz nuit et jour ; tud-t ha chas des gens et des chiens ; kig-k-ha-farz ; mab-p ha merc’h fils et fille ; kozh-s ha yaouank vieux et jeunes ; bras-s ha bihan grands et petits ; kerent-t ha mignoned parents et amis...
Conclusion
Toutes les consonnes finales G/K B/P, D/T, ZH/S, J/CH, V/F & C’H seront prononcées voisées (sonores-douces) à la jonction, devant les voyelles ainsi que les consonnes douces G, B, D, ZH, J, V & L, M, N, R.
Toutes les consonnes finales G/K B/P, D/T, ZH/S, J/CH, V/F & C’H seront prononcée non-voisées (sourdes-dures) à la jonction, devant les consonnes dures K, P, T, S, CH, F, C’H & H
Donc toutes les consonnes sourdes (non-voisées) K, P, T, S, CH, F, C’H & H à l’initiale d’un mot empêchent la prononciation sonore (voisée-douce) de toute consonne finale du mot précédent.
E ti an dud-t-se chez ces gens-là. Kig-k-sall du lard. Kozh-s ha yaouank vieux et jeune(s). Krampouezh-s kras des crêpes grillées. Ur mab-p fur un fils prudent. Ur vouezh-s paotr une voix masculine. Bretonezed-t farv de fières Bretonnes. Paotred-t cheuc’h des gars chics. Daoulagad-t c’hoantek des yeux désireux. Miz-s Here le mois d’octobre. Fourmaj-ch-kig du pâté.


